Encore un point pour les canadiens! Je n’étais pas particulièrement fier de ce que le Canada avait à offrir en terme de films jusqu’à présent mais Ginger Snaps fait exception.
Ce film met en vedette une très jolie jeune fille et une autre qui aurait probablement préféré être avortée. Toutes deux ont une attitude pessimiste sans être vraiment gothiques. Pour rehausser la situation, leur mère est colorée, joyeuse de vivre et articulée. C’est à se demander ce que le père leur a fait mais ce contraste rend l’atmosphère plutôt intéressante de toute manière.
Par maintenant, vous devez savoir combien je déteste les potions magiques, les talismans et autres solutions miracle quand vient le temps de combattre le mal et Ginger Snaps a innové ici. L’argent pur n’a aucun effet sur les loups-garous mais une certaine plante permet de ralentir le processus. Ce qui m’a accomodé, par contre, c’est que personne n’en est certain et que le produit ne semble pas instantané.
J’ai adoré la façon dont certains taboos sont amenés sans tomber dans le vulgaire. Par exemple, Ginger est explicitement menstruée durant le film : on peut voir le sang couler le long de sa jambe, sur le plancher et la où bon lui semble. Aussi, puisqu’une femme poilue ne correspond pas nécessairement à l’idéal de la majorité des occidentaux, le producteur nous laisse savoir qu’elle vit ces changements sans trop nous dégoûter (Ginger termine de se raser et les poils couvrent le plancher mais aucun poil n’apparait sur ses jambes, Ginger s’habille sexy sans trop montrer de peau, etc.).
Ginger Snaps ouvre une paranthèse sur beaucoup de recoins que les films de loup-garous précédents n’avaient jamais explorés et c’est ce qui en fait un excellent film.
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