Les slashers constituent le genre le plus répendu du cinéma d'épouvante. Certains disent que Psycho en responsable, d'autre croient qu'Halloween l'est. Si les meurtres en série, les bandes d'adolescents, les filles nues, la psychopatie et le masque blanc sont votre définition d'un slasher, Halloween est le coupable.
C'est intéressant de revenir aux sources. Dans ce film, 3 adolescentes sont lentement présentées. Leur personnalité n'est pas cathégorique ou cliché mais plutôt subtile. On les voit longtemps marcher dans les rues de leur quartier, parlant de choses et d'autres. Laurie marche un autre long moment seule, revenant de l'école. Les scènes prennent leur temps à s'installer. Elles ne sont pas bousculées ou surchargées de détails.
Le budget disponible à la réalisation aurait été assez mince et pourtant on ne pourrait le distinguer des autres films de son époque sur la qualité. Les acteurs sont crédibles, même les jeunes enfant. La musique thème est mémorable, simple, efficace. Par contre, elle est littéralement omniprésente. Elle doit jouer 30% du temps, sans exagération. C'est excellent pour installer une ambiance lugubre qui ne laisse jamais de répit mais c'est facilement lassant. Il y aurait du y avoir une variante où même 2 ou 3 autres mélodies.
Halloween est pour plusieurs la meilleure franchise d'horreur. J'ai du mal à comprendre pourquoi. Les épisodes sont incohérents où ne se suivent pas dutout, les producteurs se débatent ensuite sur les épisodes qui "comptent vraiment" dans l'histoire. L'original et presque chaque suite mettent en vedette un vieux psychiâtre qui se prend pour Dieu, qui ne cesse de chialer, de crier où de se faire très mal. Il y a aussi toujours un jeune enfant que Micheal Myer tient à assassiner sans jamais y parvenir bien entendu. Je blâme Halloween pour avoir tenté d'introduire ces personnages immortels auquel aucun spectateur d'âge légal ne pourra jamais s'identifier.
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