Chaque fois que je regarde ce film, deux choses me viennent à l'esprit. Tout d'abord, je suis demeuré figé quand j'ai appris que ce film datait de 1983. Des films tels Amityville 3-D, Jaws 3-D, Psycho 2 et The House on Sorority Row sont plutôt représentatifs de cette année. Christine est un film visionnaire. Il est d'avance sur son époque et ses effets spéciaux son étonnants. Les scènes où Christine se reconstruit d'elle-même après avoir pris un mauvais coup tiennent du génie. C'est facile de constater que ce sont des scènes de démolition filmées à reculons mais les angles de caméras utilisés sont à s'y méprendre.
D'autres films comme Jeepers Creepers, Joy Ride et The Hitcher ont exploité le moyen de transport comme moyen de terreur. Ils ont plutôt bien réussi mais c'est parce que chaque fois le producteur connaissait le défi auquel il faisait face. Contrairement aux thèmes ordinairement exploité, c'est difficile de trouver quelquechose d'épeurant aux voitures. Christine est de ces films qui réussissent vraiment bien.
La seule musique qu'émet la radio AM de la voiture nous vient tout droit des années 50. L'atmosphère n'en devient que plus psychotique. Les balades et autres morceaux de rock and roll donnent quasiment l'impression que Christine tente de banaliser ses meurtres pour éviter les remords. Puis, aussitôt un meurtre commis, sa radio s'éteint.
Les acteurs donnent vie à un conte très intéressant dans lequel on est constamment projeté dans la peau de différents personnages. Et, à un certain point, on ne sait plus pour qui prendre. On sympathisait au début lorsqu'Arnie se faisait menacer au couteau par des voyous, puis Arnie commence à maltraiter sa petite amie, faisant d'elle notre protégée. Ensuite la petite amie nous monte une ridicule crise de jalousie contre Christine, faisant de Christine une victime. Christine se venge et redevient la villaine. Puis, Christine se fait démolir par les voyous, nous forçant à plaindre Arnie une fois de plus.
Enfin, Arnie se lance à la poursuite des voyous, leur donne ce qu'ils méritent et s'en vente à son meilleur ami. Son meilleur ami tente de ramener Arnie à la réalité mais Arnie ne veut rien entendre et rie de celui-ci., le dégradant au rang du méchant une dernière fois. C'est un concept intéressant et rarement utilisé. Ça fonctionne à la perfection ici.
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