Sous la mer, l'humain est vulnérable. Il nage lentement, voit difficilement, n'entend rien, ne peut respirer. Contre un monstre de 50 pieds, il est encore plus faible. Sur cet aspect le film établi bien son facteur de stress. Mais le hasard fait partie de notre réalité et notre agent de la CIA peut en prendre plus. C'est pourquoi il se concentre aussi sur une lutte à finir contre un terroriste manipulateur. Le terroriste n'aime pas l'agent de la CIA, l'agent de la CIA n'aime pas l'équipage, l'équipage n'aime pas la pieuvre et la pieuvre n'aime personne. Tous ces éléments donnent lieu à un film divertissant mais irrationnel avec ses points forts et ses défauts.
Quoique l'aspect terrorisme réussisse beaucoup mieux que l'aspect horreur, Octopus n'en est pas pour autant un film d'action. Le budget ne permettait probablement pas de montrer trop souvent la pieuvre 3D et c'était la solution alternative. La pieuvre est horriblement mal animée et mal superposée. Les scènes sont coupées fréquemment et on ne voit vraiment ce qui se passe. Aussi, elle semble avoir des yeux au bout de tentacules présumément rétractibles parce qu'elle réussi à fouiller le sous-marin et capture ses victimes en leur "courant" après. C'est très typique des films d'envahisseurs qui passaient au ciné-parc dans les années 50 et 60 et ça semble être l'effet recherché.
L'armée et la police sont entrainés pour faire face au danger et c'est la raison pourquoi un ou quelques héros de la sorte laissent souvent le spectateur indifférent. Ici, on essaie de montrer le côté plus humain d'une géologue et de l'agent de la CIA mais c'est très peu efficace. Le fait que la géologue soit jolie, souriante et rarement habillée ne nuit pas au film par contre.
Les dernières 20 minutes du film nous apportent une autre incroyable coïncidence qui vient clôturer les deux événements provocateurs (terroriste et pieuvre) en un seul coup. Pour ne pas la nommer, disons que c'est satisfaisant mais très prédictible, comme l'est le film en général.
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