Les adeptes de belles voitures, de force d’accélération et de vitesse élevée seront assis sur le bout de leur siège tout au long du film. Dès le début, on nous donne un bon avant-goût de ce qui est à venir : trois Honda Civic noir et les néons qui les équipent mènent le spectacle alors qu’ils prennent en chasse un semi-remorque et sa cargaison.
L’action et son contexte ne prennent pratiquement jamais de pauses inutiles. On a toujours hâte de voir plus loin, plus vite, au son d’une trame bien choisie. Les plans de caméra nous donnent l’impression d’être nous-même au volant. Les courses et les poursuites sont filmées avec un détail et des angles remarquables. Ce film nous extirpe une adrénaline semblable à celle qu’apporte le danger de la vitesse.
Le contexte de l’agent double sert et réussi bien à donner place afin de ne pas rendre l’action répétitive et sans but. Le punch final ne sera pas une surprise si on se réfère à Point Break, un film 10 ans plus vieux qui utilise la même structure. En effet, les similarités sont évidentes. Tous d’eux traitent d’une série de vols sur lesquels un policier incognito enquête pour ainsi se lier d’amitié avec le chef de la bande, tomber amoureux avec l’une d’eux et pratiquer des sports extrêmes à l’intérieur du milieu.
Les derniers moments sont bousculés parce que trop d’éléments sont mis en jeu tout au long du film et doivent se terminer tout à coup.
|