Si ce n'était de la salle métallique, qui au fait consiste presqu'en un personnage en soit tellement elle prend de l'importance, ce film aurait pû donner If I Die Before I wake. Beaucoup d'éléments sont communs aux deux histoires. Panic Room fait preuve d'originalité, utilise ses personnages à leur maximum ; If I Die Before I wake, lui, est choquant et réaliste.
Une idée aussi simple qu'un vol de maison peut devenir assez intéressant entre les mains de David Fincher. Chaque occasion d'étonner est exploitée à son plein. Et, avec des acteurs comme ceux-ci, s'ennuyer n'est pas une option. On a le voleur sans scrupule, le voleur avec une conscience et le voleur mystérieux. Difficile d'avoir plus cliché!
Le film a ses problèmes et ils persistent du début à la fin. J'ai eu un amer arrière-goût d'Home Alone: Meg et sa fille prennent des risques immenses, trop immenses pour la situation. Elles jouent littéralement avec le feu et à l'extrême. Deux principales coïncidences s'allient pour donner place à plus d'action mais sont un peu trop pîquées des vers : Meg est claustrophobe, sa fille diabétique. Toutes d'eux ont, par conséquent, d'autant plus intérêt à mettre les bouchées doubles et à trouver une solution pour se sortir de là.
Un film comme celui-ci vous arrache de votre vie routinière pour vous imposer un constant frisson. C'est un thriller bien réalisé avec un certain charme visuel et auditif. Il a sa part de violence, de vengeance, de surprises.
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