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Rose Red





"Un manoir hanté que seule l'énergie humaine peut éveiller à nouveau..."


Une enseignante universitaire rassemble une poignée de gens reconnus pour leurs pouvoirs psychiques afin de réveiller les esprits qui hantent une ancienne demeure : Rose Red.

A travers le temps, les salles du batîment se seraient multipliées jusqu'à ce qu'il prenne les proportions d'un château et c'est entre ses nombreux murs que l'équipe s'installe pour commencer les tests.

Graduellement, ils apprennent plus sur l'histoire de l'endroit. Ils apprennent aussi pourquoi et comment elle ne laisse pas ses visiteurs la quitter.

Critique
Acteurs


Déroulement


Qualité


Originalité


Ce film m'a enchanté dès ses premières minutes. Il représente l'un des films dont je rêvais depuis des années. J'imaginais un film d'horreur sans trop de comédie qui traiterait d'une de ces bonnes vieilles maisons hantées, qui prendrait son temps à s'établir, qui vous arracherait des sursauts, qui vous ferait frissonner à tour de bras, et ce, avant tout, sur une durée de plusieurs heures. Tout bon film devrait se prolonger sur plus de deux heures à mon avis. C'est une fois de plus Stephen King qui appuie mon opinion en prolongeant celui-ci sur plus de quatre heures.

Ce film adapté pour télévision ne contourne pas les limitations habituelles au niveau de la violence, du language, du contenu et de la nudité mais fait de son mieux. Le sang est rare mais le suspense compense bien. Les bifurquations superflue du scénario sont nombreuses et les dialogues ne sont pas toujours naturels mais les acteurs savent se débrouiller. Entre eux, ils créent une chimie semblable à celle qu'on pouvait ressentir dans The Langoliers et The Stand, autres extra-longs métrages de Stephen King. Chaque personnage reflète bien sa génération, sa culture, ses origines. On obtient même les quelques déficiences mentales et physiologiques auquelles Stephen King nous a habitués.

Un enfant se joint au rang des visiteurs. Ça aurait pû être promesse de déception mais rappellons-nous que Stephen King ne discrimine pas. Il n'est pas hypocrite. Qu'un personnage soit ignorant, intellectuel, chinois, juif, sénile ou handicapé, ses chances de survie sont virtuellement égale à celles de son prochain. De plus, celui ou celle qui sert de héros ne survivra pas nécessairement jusqu'à la fin. Ces deux critères sont assez puissants pour multiplier la tension. Rose Red est encore plus habile que les précédentes oeuvres de King à cet art.

L'éclairage est toujours au bon niveau. De temps à autres, on essaie même de nous surprendre en plein jour et même là ça réussi. Les marionnettes de revenants sont ce qu'il a de plus terrifiant à souligner. Ils sont à mi-chemin entre le spectre habituel et un vieux cadavre mommifié. Pour amplifier le mystère qui les entoure, leur passé troublé nous est raconté de façon sectionnée, en noir et blanc, tout au long du film. Arbres dénudés de leur feuillage, poupées, placards, mirroirs, salles inversées, pendaisons, insectes, musique antique, rires et chants d'enfants ne sont que quelques-uns des éléments bien explorés par Rose Red pour vous terrifier.

Ici et là, les panoramiques de caméra trop digitales et les effets spéciaux générés par ordinateur font rater une scène qui aurait pu réussir avec un peu de créativité et plus de subtilité. La plupart des meurtres sont implicites. Un mouvement, un cri, un dégradé vers le noir et on est déjà amené à la prochaine scène. Pour certains ce sera frustrant, d'autres préféreront le mystère constant que ces coupures traînent derrière elles. Malheureusement, la plupart des scènes d'épouvante ne me saisissait pas comme je le souhaitait. Je voulais être effrayé, je voulais frissonner mais je réussissais difficilement. C'est surtout dû au fait que le suspense ne soit pas toujours étiré comme il le devrait.

L'architecture du château est remarquable. Tout a l'air vrai. Selon les légendes, il se nourrirait d'énergie pour gagner en superficie. On ne nous montre que quelques-unes des salles les plus importantes mais la sensation de grandeur est bien là.

La conclusion du film se veut triste, ironique et sinistre. Mais parce qu'on connait très peu du personnage impliqué, parce qu'on réalise combien on ne le connaissait très mal, ça ne fonctionne pas vraiment. D'ailleurs, malgré la durée du film, très peu de temps est dévoué à la description des personnages. On ne sait pas d'où ils viennent, on connait très peu de leur tempérament ; on a du mal à s'attacher. Certains testeront votre tolérance, certains autres vous feront sourire. Quoiqu'il en soit, sans eux, ce film n'aurait aucune âme.

Nous voici un pas plus près du film parfait. Donnez-lui un plus grand budget et laissez-lui intégrer la violence nécessaire et il n'y aura plus rien à redire. Rose Red est l'un des meilleurs films de maisons hantées à ce jour.

En Bref



Achetez-moi!


Aspects mémorables
- Quatre doigts d'une main coupés par la fermeture d'une porte.
- Un plancher de vitre qui se transforme en étendue d'eau.

Personnages mémorables
- Emery Waterman (Matt Ross)

Année de parution: 2002

Type de film: Horreur - Gothisme - Hantise - Monstres - Fantaisie - Maladies


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Mausoleum
13 Ghosts
Howling III: The Marsupials

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Steve  
( 2002-06-28 )  




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