I'll Kill You, I'll Bury You, And I'll Spit On Your Grave, Too! n'est en aucun point une suite au très controversé I Spit on Your Grave. Avec pour couverture deux femmes à moitié nues armées vues de dos, il serait facile de s'y méprendre. Et pour ajouter à ma liste de déceptions, ces deux suberbes fessiers n'apparaissent bizarrement nulle part dans le film.
Le marketing entourant cette production de faible qualité et ses quelques "suites" de la même collection est ce qu'il y a de plus remarquable à noter. On pourrait croire que ce film traite de viol, de vengeance, de féminisme qu'à se fier à ce qu'était I Spit on Your Grave. Puis, le descriptif de couverture le veut un film d'horreur violent à saveur érotique. En fait, c'est tout cela en même temps qu'essaie d'être ce navet indépendent.
Si plusieurs films d'horreur intègrent la sexualité en tant que préliminaire au meurtre, celui-ci choisi de la considérer comme élément primaire. Les seins gambadeurs de Shelly s'occupent de cet aspect. Elle ne manque pas une occasion de faire de nouvelles rencontres et de distribuer quelque chose qui ressemble à de l'amour partout où elle passe. Les scènes d'horreur impliquent toutes ce tueur masqué à uniforme militaire qui ne dévoilera sa vraie identité que pour la finale. Une vache laitière aurait tout aussi bien pû être la coupable et mon visage serait demeuré symétrique. La violence n'est pas dissimulé mais peu crédible.
Ceux qui vénéraient ce que I Spit on Your Grave avait de choquant seront les plus malheureux. Ce film s'efforce d'insérer des sous-entendues références au viol mais n'est visiblement pas assez audacieux pour tenir le rythme. Et, par conséquent, parce que I Spit on Your Grave était avant tout un film de vengeance suite au viol, rate sa chance ici aussi, n'ayant aucun élément déclencheur assez puissant pour susciter la rage et la soif de justice chez son spectateur, le laisser une fois de plus tomber par cause de faiblesse.
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