Il est rare qu'un remake reprenne les éléments dorés de l'original et c'est une des astuces de The Ring. Toutes les séquences d'épouvantes y sont reprises, parfois même avec un léger supplément. The Ring est aussi sérieux que l'était Ringu, et davantage crédible parce qu'aucun des personnages n'est doté de perception extrasensorielle ici. Aidan perçoit les choses de façon mystique mais ce n'est jamais grossi.
Si on fait le bilan, The Ring présente peu et de très courtes scènes d'horreur. Ce qui joue à son avantage, c'est comment il nous y prépare. Le film est lent mais pas ennuyant. Il bâtit son suspense en l'amplifiant graduellement, comme le faisait Ringu (et par le passé The Shining), un décompte des jours qui passent nous indique combien de temps il reste avant que Rachel ait écoulé ses sept jours.
Les manifestations du fantôme de Samara font frémir. La pellicule et l'éclairage vert constant installe une atmosphère lugubre et froide. Le jeu des acteur est exact, très sérieux et donc réel. S'il y a du négatif à rapporter, ce serait dû au fait que, vus les sept jours d'attente rattachés à Rachel, le film tente de combler ses vides avec des détails évident, souvent inutiles. Mais dans l'ensemble, The Ring est magnifiquement structuré et probablement un des plus épeurants drames d'horreur.
|