Plus de dix ans avant sa sortie, Freddy vs Jason faisait déjà jaser. Chacune des deux séries a son historique et son atmosphère propre, mais elles partagent également certains éléments : les deux tueurs ciblent des adolescents, ils se limitent généralement à un territoire en particulier, ont pour motif la vengeance, etc.
Comme le dit si bien Kia, les adolescents ne sont en sécurité ni éveillés, ni endormis.
Non seulement nous offre-t-on quelques duels entre Freddy et Jason ; tous deux s’amusent également à tuer, à tour de rôle, des adolescents à l’ancienne. Quoi de plus déboussolant qu’une gros plan d’un panneau inscrit « Elm Street » sur le classique « Ki ki ki Ha ha ha » de Friday the 13th en musique de fond ?
Ronny Yu se démarque par sa direction. Si son très contemporain Bride of Chucky brisait les règles de la série, sa fusion de deux des plus mémorables franchise est pratiquement sans failles. Pour les besoins de la cause, ce film aurait pu durer 30 minute de plus. Le rythme d’enfer du film ne laisse pas vraiment place à une sympathie face aux personnages. Et, puisque le scénario n’entre jamais vraiment en profondeur dans ce qu’avait l’habitude d’exploiter les deux séries, c’est un sentiment de froideur qui en résulte.
Heureusement, l’originalité et les surprises sont au rendez-vous. Les batailles entre Freddy et Jason sont sensationnelles, et certains des meurtres vous arracheront une exclamation. Les effets tridimensionnels sont de trop à mon avis, mais elles sont vite englouties par tout le reste. Freddy vs Jason à l’audace de ramener une vieille coutume qu’on croyait oubliée au plaisir de fans.
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