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Death Bed: The Bed That Eats





"Vous cacher sous les couvertures n'arrangera pas les choses..."


Un bâtiment de pierres a attiré les gens depuis des années. À l’intérieur ne se trouve rien d’autre qu’un foyer, une table, une peinture et un lit victorien qui a l’air aussi propre que confortable.

L’endroit semble à première vue abandonné. En fait, deux entités l’habitent : l’esprit d’un peintre enfermé derrière sa propre toile depuis 60 ans et celui qui hante le lit. À travers les âges, le lit s’est nourri de ce avec quoi il entrait en contact.

Aujourd’hui, un couple fait la découverte des lieux. Ils profitent de cette quiétude pour passer un peu de temps ensemble. Alors qu’ils partagent leur amour dans l’immense lit, celui-ci les engloutis, les digérant tel un organisme à l’aide d’un liquide ambre mousseux.

Comme à chacun de ces décès depuis son immortalité, l’artiste, prisonnier de son œuvre, est forcé d’observer cette unique source de divertissement. De plus, certains objets qu’absorbe le lit lui reviennent. Il fumera donc, sous peu, sa première cigarette depuis des années parce qu’un groupe d’amies vient tout juste de mettre le pied sur le plancher de l’endroit maudit.

Critique
Acteurs


Déroulement


Qualité


Originalité


On tourna les premières scènes de ce film en 1972 pour n’y appliquer les retouches finales qu’en 1977. À l’époque, ce qui était filmé en 16mm ne passait pas l’étape de la distribution et c’est aujourd’hui, alors que Cult Epics ose faire ce qui aurait dû être entamé alors, qu’on nous offre enfin de juger cette œuvre pour ce qu’elle est.

Si Death Bed était mauvais, j’aurais compris qu’il soit resté dans l’ombre toutes ces années. Si son « micro-budget » polluait son visionnement, vous en seriez déjà prévenus. J’ai découvert en ce film un univers à la fois fantaisiste et macabre. Le réalisateur George Barry nous fait comprendre dès le début qu’un homme vit, recroquevillé, derrière une peinture accrochée sur un mur qui donne directement sur le lit infernal. Il est condamné à s’y ennuyer et à voir mourir ceux qui admirent son tableau.

J’ignore comment on s’y est pris, mais les effets spéciaux qui ont donné vie à la substance digestive que produit le lit a réellement l’air menaçante… et douloureuse! Et une fois dissipés sous les draps, les martyrs sont dilués dans ce qui ressemble à un gouffre.

L’esthétique du film laisse place à l’imagination. La raison pour laquelle l’artiste isolé hérite des biens des victimes n’est pas claire. Ce qu’attend de lui le lit n’est pas détaillé. Avant tout, il nous sert de narrateur. Il raconte le passé et ressent l’avenir. Il connaît bien le lit parce qu’il l’a observé toutes ces années. Sa présence rend l’histoire tellement plus atroce.

Le film a aussi ses tords. Il n’y a pas vraiment de bons acteurs. Tout le monde me donne l’impression d’agir le plus naturellement possible, faute de talent ou d’expérience, ce qui devient plutôt monotone. J’en avais du mal à sympathiser pour les personnages alors qu’ils se faisaient tuer. C’est en partie dû au fait qu’ils ne font que gémir. Un gémissement est bien le seul son qu’une personne en dissolution penserait émettre. Puis, il fallait s’y attendre, à un certain point, le cycle des meurtres devient redondant. Heureusement, de temps à autres, le lit se fâche et accroît ses manifestations.

Si c’est une atmosphère, un peu de violence et de l’exclusivité que vous recherchez dans un film d’horreur, celui-ci vous rafraîchira. Considérant son âge, son mince budget et la négligence dont il a souffert, il constitue un de ces bijoux sous-estimés qui mérite mieux que ce qu’il a connu.

En Bref



Achetez-moi!


Aspects mémorables
- Une femme se fait scier le cou par son collier
- La substance acide avale une bouteille de Pepto-Bismol

Personnages mémorables
- Le lit
- L’artiste (Patrick Spence-Thomas)

Année de parution: 1977

Type de film: Horreur - Gothisme - Hantise - Fantaisie - Nudité


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Ringu

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Steve  
( 2004-05-17 )  




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