Il n’y a véritablement qu’une chose susceptible de totalement gâcher un film d’araignées meurtrières : une mauvaise utilisation d’effets spéciaux. À chaque fois que l’araignée de Spiders meurt, elle double de taille mais le budget, lui, reste aussi mince. Et, à chaque fois qu’elle prend du poids, mon intérêt diminue. C’est qu’on alterne constamment entre marionnettes et animations 3D et le film en souffre décidément.
Les acteurs font leur possible avec les lignes qu’on leur donne. Mais le scénario est si irréel qu’il semble avoir été rédigé par une équipe d’écoliers. Les reporters se glissent sans problème à l’intérieur d’une des bases les mieux surveillées au monde, armés de convictions douteuses. Il y a une intrigue secondaire racontant la méchanceté d’un général qui descend ses hommes à la moindre erreur. Il est donc inévitable qu’il serve de seconde menace au groupe de héros, comme si les événements n’étaient pas assez graves. Il y a un mystère derrière tout ça, mais son explication implique plus de confusion que de réponses.
Malgré tout, il est difficile de ne pas se laisser embarquer dans la course effrénée qu’est Spiders. Tout se déroule très rapidement, et à chaque fois que nos héros pensent en avoir fini avec l’araignée, elle revient plus féroce, rapide et massive qu’avant. Si on met de côté tout raisonnement logique, on pourra également apprécier un long combat entre l’inexpérimentée mais téméraire héroïne et un agent du gouvernement.
Action, science-fiction et horreur se combinent pour donner Spiders. C’est loin d’être un excellent film mais certains l’apprécieront pour la course effrénée qu’il est.
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