Cette troisième suite au film d’horreur Wishmaster fût toute une surprise pour moi. Il y a une épreuve difficile à surpasser quant aux suites mais je ne crois pas qu’il soit incontournable. Presqu’à chaque fois, on se fait un devoir de ramener de l’original le plus d’éléments possibles, incluant les acteurs, d’égaliser ou d’augmenter le nombre de meurtres et de changer les lieux.
Wishmaster 4: The Prophecy Fulfilled est à mon avis une excellente suite. Les personnages ont de la profondeur et jamais auparavant dans la série n’a-t-on vu autant de situations éprouvantes. Ce film frôle même, par moments, le drame psychologique. Tout tourne autour du triangle amoureux « dysfonctionnel » entre l’avocat, Sam et Lisa. Les fameux vœux qui tournent à la gaffe ici ne sont que la cerise sur le sundae.
Ceux qui ont vu les deux premiers Wishmaster seront peut-être déçu de ne pas voir réapparaître Andrew Divoff pour la seconde fois, mais son absence n’est jamais aussi douloureuse qu’elle l’était dans Wishmaster 3 : Beyond the Gates of Hell. Vous vous habituerez vite à la performance à la fois positivement haïssable et charmante de Michael Trucco. Il est très humain et calme, ce qui donne une toute nouvelle perspective au film.
Il n’y a vraiment qu’une seule scène de violence intéressante dans ce film et c’est une des premières. J’ai été déçu de ce côté. Aussi, ce qui faisait la force et l’originalité du djinn, c’est qu’il jouait avec les mots lorsque venait le temps pour ses victimes de formuler leur vœux. Plus souvent qu’autrement ici, les prétextes sont faibles. Les effets spéciaux sont bons, surtout ceux reliés à des mutilations. Parfois par contre, les morceaux mutilés des corps des victimes se remettent bizarrement en place, gracieuseté, j’imagine, d’un trop mince budget.
Donnez une chance à Wishmaster 4: The Prophecy Fulfilled. Son scénario est solide, la vraie forme du djinn est gardée au minimum (ce que j’apprécie parce qu’il est beaucoup plus intimidant sous sa forme humaine que démone) et les performances sont convaincantes.
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