Le Québec regorge d’humoriste et une grande partie de ses sorties cinématographiques son axées sur l’humour, cet humour très particulier qui ne fait majoritairement rire que les québécois francophones.
Mes attentes envers Sur le seuil étaient faibles. C’était après tout un des seuls drames d’horreur réalisés par et pour des habitants de ma province natale, en « québécois », auquel j’aurais la chance d’assister. Après visionnement, je dois admettre que le titre est ironiquement très approprié à ce qui pourrait être une porte ouverte vers un nouvelle branche du cinéma québécois.
Oui, le gros de l’histoire était facilement prévisible et ressemblait à une version diluée de In the Mouth of Madness, mais il contient également une intrigue secondaire captivante impliquant trois prêtres, racontée principalement par retours en arrière. Michel Côté joue le Dr. Lacasse, un sceptique qui voit son monde rationnel tourner sans dessus dessous, à la perfection. Il peut véhiculer ses sentiments d’un extrême à un autre avec aise. Patrick Huard lui n’est pas aussi confortable dans le rôle du patient troublé. Le mystère derrière sa personnalité aurait mérité un acteur plus intense, plus menaçant.
On a choisi un filtre très contrasté pour l’image et le blanc prononcé donne un effet surréaliste au film. Les scènes de violence et les effets spéciaux sont tenus au minimum mais livre bien la marchandise lorsqu’ approprié.
Le film a ses points faibles. Premièrement, trop de personnages secondaires voués à faire progresser l’enquête se font un devoir de demeurer mystérieux. Deuxièmement, il est facile de deviner ce qui se cache sous les apparences dès que vous savez que vous avez à faire à un drame d’horreur, où tout est possible. Finalement, certains trouveront que le film dégénère, passé la première moitié, pour prendre des proportions exagérées. Mais pour la plupart des fans d’horreur, rien n’est trop surnaturel.
J’ai aimé Sur le seuil et j’espère qu’il invitera les studios québécois à investir dans le domaine de l’horreur.
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