Beaucoup de ces films cultes ont paru récemment. De ceux qui me viennent à l’esprit, The Hillside Strangler s’apparente le plus à Murder-Set-Pieces. Murder-Set-Pieces est beaucoup plus violent que ce dernier mais sa narration est nulle. On a beau tenter de nous choquer, les victimes demeurent pour nous des inconnus et l’impacte n’est par conséquent pas ultime.
Nick Palumbo, réalisateur, nous offre une collection de massacres gratuits. La violence est poignante. Le sang et les hurlements ont l’air si réel qu’on dirait du « snuff » tourné en 35 mm. Ce film a ses mérites. Après tout, un film d’horreur ne devrait-il pas, à l’occasion, horrifier son auditoire? Murder-Set-Pieces néglige les attentes capricieuses du cinéphile de son époque mais connaît bien ses points faibles.
Sven Garrett, l’acteur derrière le photographe, n’a pas besoin de froncer les sourcils ou d’hurler pour avoir l’air d’un psychopathe. Ce rôle lui va comme un gant. Les victimes, elles, n’ont qu’à crier mais le font très bien. La copine et sa soeur jouent les héroïnes mais leur temps de présence à l’écran est négligé.
Les plus évidents atouts de Murder-Set-Pieces sont son intensité et son réalisme, son plus grand défaut : mal gérer qualité et quantité.
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