Molly ne vient pas de la mer et n’a rien d’une sorcière. « L’incohérente folle» aurait été un titre plus juste mais pas aussi vendeur.
Au tout début du film, Molly admire ou imagine des hommes faisant de la musculation sur la plage. La crédibilité du film en prend un dur coup. Après tout, rien n’indique que Molly rêve et on est forcé d’en déduire que c’est « ce genre de film » auquel on assiste.
A plusieurs reprises pendant le film, je me suis demandé où on essayait de me conduire et ce qu’on tentait de me faire ressentir. Puis, j’en suis venu à me questionner sur l’état mental de Molly. La vérité, c’est que cette femme est beaucoup trop troublée pour un film à scénario si simple à la base.
Le film a ses qualités. Si vous êtes nostalgique des années 70, sachez qu’il ne se fait pas plus typique. Les premières dizaines de minutes du film sont un peu déroutante, mais une certaine enquête policière viendra rehausser le cours des choses en y injectant une dose requise de réalisme.
The Witch Who Came from the Sea a un certain style mais ça ne compte que pour trop peu. Sont à blâmer un personnage principal instable et confus, du sang artificiel plus liquide que de l’eau et une vilaine tendance à enlaidir la sexualité.
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