Chi-Leung Law réalise une des légendes urbaines les plus répandues, et ce à travers le monde, en image et son. Tout commence avec une jeune femme qui se réveille dans une baignoire, le flanc lacéré et cousu. Elle s’avance vers le miroir et comprend qu’elle s’est fait retirer un rein.
Une fois la scène terminée, je me suis demandé comment le film se débrouillerait avec l’heure restante. Fans de thrillers, la réponse vous plaira. La police ne s’impliquera dans l’enquête qui suivra qu’en arrière plan. Ce sont donc les personnages principaux qui font progresser l’intrigue. On vous invite à élucider le mystère avec elles, alors qu’elles se jètent le blâme mutuellement.
Le film peut être violent par moments quoiqu’il ne mise pas sur les effets spéciaux. L’intégration de séquences 3D, l’éclairage et les jeux de caméra embellissent grandement Koma. Les scènes surexposées fonctionnent à merveille.
On pourrait dire des films d’horreur asiatiques qu’ils sont souvent nostalgiques. Ici, les téléphones cellulaires et salles de bains publiques du millénaire gardent ce film bien à jour. Les deux actrices principales, Angelica Lee et Kar Yan Lam font un bon travail. La relation qu’entretiennent leurs personnages est très complexe et elles s’en sont sorties très bien.
Ceci dit, Le film est un peu mélangeant et perd du réalisme à mesure qu’il avance. Tout devient complexe et trop coïncident pour son bien. J’aurais préféré une histoire plus sombre et qui fasse justice à une légende urbaine de cette envergure. Je n’aurais pas lancé de poudre aux yeux au public dès le début, pour ensuite ralentir le rythme. Ce film ne manque pas de contenu ; il ne le répartit pas bien à mon avis.
Si vous voulez prendre des distances des fantômes japonais tout en demeurant dans le domaine de l’épouvante, vous allez probablement apprécier Koma malgré sa structure particulière.
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