Les premières minutes nous laissent deviner de quoi aura l’air le film et j’étais enchanté à l’idée de meurtres reliées à des phobies spécifiques. Je me trompais à moitié...
J’avais, en premier lieu, hâte de voir les costumes. J’ai du mal à croire qu’un auteur puisse ruiner une bonne idée à ce point. L’intellectuel qui a peur de l’eau se déguise en requin : pas si mal. La gentille jeune fille claustrophobe s’est glissée dans une boîte de déménagement : pas trop dur sur le budget. La fille trop distinguée pour pouvoir tolérer une goutte de sang se vêtit d’une robe de bal rouge au lieu de se maquiller de sang et celle qui a peur des serpents porte un ensemble à motifs reptiliens. Le personnage principal a une peur obsessionnelle du mannequin de bois qui tentera de les assassiner tous et sa copine a la phobie des bouffons. Puis, celui qui a la phobie des décisions porte une décevante couverture parsemée de points d’interrogation. Et l’auteur, pour tuer sa carrière d’écrivain, a décidé que celui qui a peur des hauteurs aurait choisi ne pas se déguiser du tout.
C’est un fait, le meurtrier a comme but de viser la peur de ses victimes. Très certainement, les peurs des hauteurs, de l’eau et du sang n’étaient pas de difficiles épreuves. Mais comment allait-il se débrouiller avec la peur des bouffons, des serpents, et la claustrophobie? Simple : en les attaquants sans aucun rapport avec leur peur respective. Je dois dire que celui qui a peur des décisions n’a pas eu la vie facile mais étant donné qu’il ne pouvait faire son choix, quelqu’un l’a fait pour lui et ça a royalement gâché ce qui aurait pu être la meilleure scène du film.
La violence est presque absente, les meurtres se comptent sur trois doigts mais les acteurs sont potables. La scène la plus violente est définitivement celle où une des filles dégringole explicitement les escaliers après une querelle de couple.
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